Ensuite à nous la vadrouille, le Péloponnèse, les Météores, Athènes et surtout Exarchia pour profiter une dernière fois de tout ce qu'on aime ici.
On continue à se joindre régulièrement au rassemblement des indignés, mouvement pacifiste, même si lors des manifestations, quelques annars viennent vider leurs brouettes de caillasses. Des tentes sont plantées, des débats ont lieux, des activités pour les enfants, des joueurs de jazz ou des danseurs mettent un peu d'ambiance. Tout le monde s'y mélange, les parents viennent avec leurs enfants, les ados s'y posent pour boire une bière, des personnes âgées qui se regroupent sur un banc. Sous certains aspects, ça ressemble à une sorte de festival de rue. Sous certains aspects seulement, car les banderoles rappellent constamment pourquoi ils sont là. Tous les soirs, c'est le même scénario. La place se remplit petit à petit, puis les routes sont barrées, des gens s'assoient à même les voies de circulation. Et, face au parlement, la foule, frappant leurs casseroles avec des cuillères, soufflant à s'époumoner dans des sifflets, les drapeaux grecs fièrement portés.
Face à eux, les seules manifestations de l'état sont les compagnies de CRS. Les volets du parlement sont fermés, son perron désert, comme si le pouvoir ne se trouvait plus là. Un pouvoir sourd aux clameurs de son peuple. Trois semaines que cela dure et jamais un représentant ne sera venu à leur rencontre. Dans quelques jours, un nouveau plan d'austérité sera voté, sans même avoir pris en compte ce que demande la Grèce, non pas le pouvoir politique ou économique, mais son peuple, simplement. Dans ces conditions, combien de temps le pacifisme sera de mise?
On aime s'y balader le soir, personne ne baisse la tête, et ils semblent être là aussi bien pour protester que pour passer un bon moment. Prenons en de la graine, car un jour, nous serons tous grecs.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire