jeudi 30 juin 2011

Le Péloponnèse

On a donc rendu notre appart la semaine dernière mais Seb ayant un dernier partiel aujourd'hui, on a fait une petite escale sur Athènes avant de repartir en vadrouille. Je suis donc coincée, moi et nos sacs à dos en l'attendant, je vais donc pouvoir vous raconter cette petite semaine.

Le Péloponnèse est la partie sud de la Grèce par rapport à Athènes. Elle est séparée de la Grèce continentale par le golfe de Corinthe au nord,et est techniquement devenue une île depuis le percement d'un isthme par le canal.
La région du Péloponnèse se caractérise par un relief important et de nombreuses montagnes sauvages. Cette région fut témoin de plusieurs épisodes de l'histoire grecque et donc de nombreux sites archéologiques s'y trouvent.
Alors le Péloponnèse, on en avait beaucoup entendu parler mais en général les touristes vont plus facilement sur les îles. Les grecs eux-mêmes nous conseillaient plus facilement les îles! Et pourtant, on a totalement adoré, frustrés même car une semaine ne suffit pas à en faire le tour. On se voit déjà revenir d'ici quelques années. D'autant plus que j'ai pour une fois pu profiter du tourisme au mois de juin et c'est vraiment top car il n'y avait personne.. (Les évènements en Grèce n'encouragent certainement pas les touristes)

On a donc commencé par Nauplie. J'y avais déjà fait un tour avec Amande, c'est la ville de l'amour, elle a beaucoup de charme. On a choisi ce point d'attache, car il y a la mer, et avec ce temps c'est bien tentant tout de même, et c'est une ville centrale par rapport à deux sites archéologiques: Epidaure et Mycènes.
Finalement on a eu le temps de ne visiter que Mycènes.
Mycènes, contrairement aux autres grands sites archéologiques qui étaient des grands lieux de culte et de rassemblement pour les Grecs de l'Antiquité classique, illustre une page plus ancienne de la civilisation grecque. A Mycènes, ces ruines appartiennent à la civilisation dite mycénienne, aux constructions immenses. Les mycéniens étaient aussi des artistes hors pairs, c'est pourquoi on s'est bien régalé en visitant ce site qui nous a permis de mettre du sens au oeuvres exposées au musée archéologique national d'athènes. Notamment le masque d'Agamemnon qui rappelera des souvenirs à certains.



On a également visité, le fort Palamède, citadelle qui domine Nauplie. La vue sur le golfe d'Argolide est donc superbe. Mais 999 marches pour monter tout en haut...




Et enfin on a fait de nombreuses ballades autour de l'Akronauplie et dans la baie, où il est super de se baigner. (Mais attention aux oursins!!)

6370 pas et 4258 marches plus tard, on a finalement récupéré nos sacs à dos et direction Mystra.
Et alors là comme dit le routard, le must du Péloponnèse. On est carrément d'accord, enfin disons le must de ce qu'on a vu jusque ici.
La petite ville moderne est située dans un cadre extra et encore une fois on était presque les seuls touristes! Le site archéologique est la vieille ville de Mystra haute et basse avec un château tout en haut, on a bien grimpé, c'est splendide, les paysages, formés de la plaine de Sparte et les montagnes qui l'entourent, sont de vrais régals!!



On continue... Direction Gythion, on se déplace en bus, l'avantage c'est qu'on fait des petites escales dans des villes qui ne donnent pas forcément envie de s'installer mais ça permet de jeter un coup d'oeil, Sparte, Tripoli, Argos, Corinthe etc...

Nous voilà à Gythion. Oh la belle petite chambre chez l'habitant située en face de l'îlot Kranaï. Comme dit Seb on se croirait chez mémé mais c'est pas si mal! En tous cas c'est très chouette. Ancien port de Sparte, qui révèle des maisons pittoresques et de vieilles bâtisses de pêcheurs. Pendant ces deux jours on s'accorde un peu de farniente car on en peut plus... Quelques bonnes ballades mais aussi et surtout la plage magnifique et l'eau... chaude!



Finalement, un peu les boules de devoir replier baggages direction Athènes mais partiel oblige. Le Péloponnèse garde une bonne petite place dans nos têtes, on viendra finir ce périple...

Et puis encore une petite semaine en Grèce alors demain direction Delphes!

mercredi 22 juin 2011

J-16



Toute chose, même bonne, ayant une fin, nous quittons notre appartement dans deux jours.

Ensuite à nous la vadrouille, le Péloponnèse, les Météores, Athènes et surtout Exarchia pour profiter une dernière fois de tout ce qu'on aime ici.

On continue à se joindre régulièrement au rassemblement des indignés, mouvement pacifiste, même si lors des manifestations, quelques annars viennent vider leurs brouettes de caillasses. Des tentes sont plantées, des débats ont lieux, des activités pour les enfants, des joueurs de jazz ou des danseurs mettent un peu d'ambiance. Tout le monde s'y mélange, les parents viennent avec leurs enfants, les ados s'y posent pour boire une bière, des personnes âgées qui se regroupent sur un banc. Sous certains aspects, ça ressemble à une sorte de festival de rue. Sous certains aspects seulement, car les banderoles rappellent constamment pourquoi ils sont là. Tous les soirs, c'est le même scénario. La place se remplit petit à petit, puis les routes sont barrées, des gens s'assoient à même les voies de circulation. Et, face au parlement, la foule, frappant leurs casseroles avec des cuillères, soufflant à s'époumoner dans des sifflets, les drapeaux grecs fièrement portés.
Face à eux, les seules manifestations de l'état sont les compagnies de CRS. Les volets du parlement sont fermés, son perron désert, comme si le pouvoir ne se trouvait plus là. Un pouvoir sourd aux clameurs de son peuple. Trois semaines que cela dure et jamais un représentant ne sera venu à leur rencontre. Dans quelques jours, un nouveau plan d'austérité sera voté, sans même avoir pris en compte ce que demande la Grèce, non pas le pouvoir politique ou économique, mais son peuple, simplement. Dans ces conditions, combien de temps le pacifisme sera de mise?

On aime s'y balader le soir, personne ne baisse la tête, et ils semblent être là aussi bien pour protester que pour passer un bon moment. Prenons en de la graine, car un jour, nous serons tous grecs.








dimanche 5 juin 2011

Les "indignés"

(Plus de photos sur picassa)

Depuis plus d'une semaine, le mouvement des "indignés" manifeste contre les mesures d'austérité (on vous expliquera plus en détails prochainement) place Syntagma, à Athènes.
Ce soir on y était, des regroupements pacifistes de cet ampleur, mêlant tous les âges et tous les milieux. Prenons en de la graine!!

mercredi 11 mai 2011

3 mois de vie grecque.



Et oui déjà 3 mois, dans deux mois on retourne sur notre terre natale... mais encore plein de choses à vivre d'ici là!

Pendant un mois on a eu beaucoup de visiteurs. Notre appart s'est transformé en petit squat. Paul, Alex, Gilles, Cécile, Amandine, David et Nicolas... Tous sont repartis avec le sourire, retrouver le soleil français ou allemand. Et oui le paradoxe de notre voyage est que vous avez plus chaud que nous, mais on ne s'en plaint pas. Le temps est bon, et Athènes risque de ne pas être aussi agréable sous de trop grandes chaleurs..

Il y a maintenant trois semaines que je suis de nouveau en vacances. Mon job s'est terminé dans des conditions peu agréables. Disons que mon erreur a été je pense d'accepter un taf au service d'une femme dont la mentalité était vraiment différente de la mienne. Mais je m'occupais de sa fille, à ma façon et on y trouvait notre compte. Il était établi dès le départ qu'elle me laisserait plus de temps pendant la présence des visiteurs. Mais entre temps, elle s'est fâchée avec sa mère. Et elle n'avait plus vraiment d'alternative pour s'occuper de sa fille. (Sachant qu'elle ne travaille que quelques heures par semaine)
J'ai donc fini par refuser une journée supplémentaire et là elle a pété un plomb en se mettant à me reprocher n'importe quoi. Entre autre qu'elle me donnait déjà une journée alors que c'était l'anniversaire de son mari, et qu'elle n'aurait même pas le temps de lui faire un gâteau!!! (j'ai pensé à l'envoyer en stage chez Marie D. :-) )
Enfin bref j'ai fini par lui dire que je ne travaillerai pas dans ces conditions. 700 euros par mois pour 40 heures et devoir être à sa disposition, je n'ai pas été habituée à ça, désolé!
Et finalement c'est pas plus mal, même si c'était pas du tout sympa de partir dans ces conditions, vis-à-vis de la petite et des gens que j'avais rencontrés au parc, à l'école, et dans le voisinage! Mais ça a été une expérience sympa pendant deux mois et maintenant j'ai du temps pour moi alors à moi "prendre son temps, la piscine, les séries, les balades, les bouquins, les expos etc."

A part ça on a fait un peu de tourisme "hors d'Athènes" comme vous avez pu le voir sur les photos. On est notamment allé sur l'île de Syros (île des cyclades), pendant trois jours pour le week end de Pâques. C'était très chouette et aussi on a pu observer, goûter et un peu participer aux coutumes grecques. (Voir le post spécial pâques)

Sinon avec Amande on a visité la ville de Nauplie, la ville de "l'amour". A une centaine de kilomètres d'Athènes en plein Péloponnèse, le petit port de Nauplie fut la première capitale de la Grèce après la fin de l'occupation turque en 1822, avant qu'Athènes ne le redevienne en 1834. La vieille ville a beaucoup de charme avec son air italien, son unité de style et son vieux fort vénitien à l'entrée du port.
On est également allé se balader sur l'île de Poros :-), le petit port est joli et l'île offre de jolies balades. Mais il y avait énormément de touristes et en plus un temps plutôt moyen donc un peu déçues, mais une bonne journée tout de même!

Maintenant on a retrouvé notre vie à deux et même si c'était un peu dur de dire au revoir à tout le monde, ça nous fait du bien de se retrouver et de s'immerger encore davantage dans Athènes et ses environs..

Concernant la situation politico-économique de la Grèce, comme vous pouvez le constater ça ne s'arrange pas. Mais Athènes n'est pas du tout à feu et à sang comme semblent le montrer les médias français, donc rassurez vous pour nous.

Seb est dans la dernière ligne droite concernant son semestre. Il a son partiel de grec vendredi. Et il bosse son 4ème dossier. Enfin un dernier partiel l'attend au mois de juin. Donc la tête dans les bouquins et après on part se ballader!

D'autres photos d'Athènes ont été ajouté sur Picassa, merci David pour ce nouvel oeil!

Pâques en Grèce



En Grèce la célébration de Pâques est incontournable. Pour eux, Pâques est plus important que Noël. Même si visiblement par influence de l'occident, Noël est fêté de plus en plus ces dernières années.

La période Pascale commence par toute sorte de réjouissance dont un carnaval. (cf post sur Corinthe)

Puis il s'ensuit un carême de 40 jours, assez suivi.

L'office religieux symbolisant la résurrection du Christ a lieu le samedi soir, veille de la fête. Les gens vont à l'église avec un cierge non allumé à la main. Ils en vendent partout, du moins au plus élaboré! A la fin de la messe l'église est plongée dans l'obscurité, et le prêtre allume le cierge d'une première personne qui allumera celui de son voisin etc. A la sortie de l'église, une marche lumineuse a lieu. Nous on a attendu mais rien vu du tout, mais il y avait sans doute beaucoup trop de vent!

Ensuite les gens vont manger chez eux ou dans les traditionnels tavernes. Au début du repas les gens dégustent la soupe Mayeritsa (goûtée par Alex et Cécile), fait des abats de l'agneau.
Et en dessert le pain brioché, appelé Tsoureki.

Il y a également un rituel avec des oeufs durs qui ont été peint en rouge quelques jours auparavant. Dans la taverne, on a vu tout le monde manger son oeuf.

Le lendemain, les hommes se levent tôt pour cuire l'agneau à la broche. Les femmes prépareront les plats de légumes, et c'est alors l'occasion de manger, de rire et de chanter pour fêter Pâques.

lundi 2 mai 2011

Syros, Nauplie et compagnie..

Plein de choses à vous raconter, plein de photos à vous montrer... Mais les visites s'enchaînent et peu de temps pour nous.

En attendant que j'ai un peu plus de temps, allez jeter un coup d'oeil sur nos photos des petits périples: à Syros, une île grecque visitée pour le week end de pâques et à Nauplie, la ville romantique par excellence de la Grèce.

mardi 12 avril 2011

Déjà 2 mois...


Et oui déjà 2 mois que nous sommes là! La sensation du temps qui passe est plutôt paradoxale, à la fois ça a filé à toute vitesse et on sent que ça va se finir trop vite! Mais en même temps tellement de choses se sont passées pendant ces deux mois que ça semble très long et les trois prochains avant de rentrer d'autant plus! On commence à se sentir "Athéniens", les moyens de transport n'ont plus de secret pour nous, on a un bar préféré, un resto préféré, une ballade préférée et il m'est même arrivé d'indiquer le chemin à des grecs (enfin à des grecs qui comprennent l'anglais évidemment)!!

Mais globalement tout va très bien, la saison printemps/été est enfin bien présente, à nous les petites grillades en terrasse!!
Les dossiers de Seb avancent petit à petit, il progresse en grec et il a trouvé un double stage : 1/3 en école maternelle française et les 2/3 dans un centre de désintoxication, il est emballé surtout par le deuxième.
Moi mon boulot se passe bien. Le temps me paraît un peu long parfois mais globalement c'est cool et plutôt sympa, et ça me permet de découvrir de l'intérieur une certaine culture grecque.
La semaine prochaine c'est la semaine avant pâques et c'est quelque chose ici on vous expliquera tout ça! Enfin du coup mes journées finiront moins tard et le vendredi et le lundi sont fériés (comme en Lorraine!)



Nous ne sommes pas partis d'Athènes depuis Hydra. Il y a 10 jours c'était le festival du film francophone donc on en a profité et également pour buller un peu avant "le mois des visites".
Paul est arrivé jeudi dernier et est resté une petite semaine parmi nous. Ce week-end on a donc fait les guides touristiques (de qualité) sous un ciel magnifique (pareil qu'en France visiblement)

Les photos pour témoigner...

vendredi 25 mars 2011

Le mont Lycabette




Le mont Lycabette est une des collines d'Athènes. (la plus haute)

Le soleil étant plus que présent aujourd'hui, une nouvelle promenade dans Athènes vers cette colline. Traversée dans un premier temps du quartier Kolonaki, un des quartier "chic" d'Athènes.

On peut y monter en funiculaire ou à pied. Mais comme on est des grands sportifs, on est grimpé au sommet. De là haut, la vue s'étend sur toute la ville d'Athènes, l'Acropole, les montagnes environnantes, le port du Pirée et la mer.

dimanche 20 mars 2011

Hydra




La grande tournée de vos visites commence.. c'est donc avec plaisir que nous avons accueilli un visage connu vendredi soir: ma "môman".

Après avoir trinqué à notre vie grecque "Ya mass" vendredi soir en se baladant dans Panepistimo et Monastiraki... (deux quartiers vivants du centre d'Athènes) nous avons préparé nos sacs à dos pour un petit week end à "Hydra".

Le soleil étant bien présent samedi matin c'était avec grand plaisir que nous avons embarqué sur la mer Egée!

Ancien repaire de corsaires, Hydra est devenue une station balnéaire à la mode. Mais l'avantage c'est qu'au mois de Mars, la présence des touristes est plutôt limitée. Notre séjour sur l'île a donc été plutôt paisible. Il n'y a ni voiture, ni scooter sur l'île seulement des ânes (moyen de transport, si, si!!), des taxi-boats et un camion poubelle. Comme vous pourrez le constater sur les photos le port regorge de charme et on a été enchanté!

dimanche 13 mars 2011

Egine

Depuis vendredi le soleil est bien bien présent, on peut "presque" sortir sans manteau.. Et personne n'a l'air étonné! En Grèce il n'y a pas de printemps paraît-il on passe directement de l'hiver à l'été!

Ma première semaine de boulot s'est bien passée. Une enfant un peu gâtée, avec des parents qui manquent de spontanéité dans leur éducation, mais elle est quand même bien mimi et elle m'écoute quand on est toutes les deux. Heureusement, j'en ai maté des plus coriaces ;) Je découvre un autre monde, multilingue. Tout le monde parle bien l'anglais, les enfants vont soit dans des écoles françaises, soit dans des écoles anglaises et tout le monde a sa baby-sitter personnelle et sa "bonne" quasi à plein temps. Un autre monde comparé à la grande majorité de la Grèce! Mais je discute (surtout en anglais) avec plein de gens différents c'est sympa!

On a donc profité du soleil grec pour enfin partir découvrir une île aujourd'hui. La plus proche d'Athènes et donc la plus fréquentée par les athéniens le week end. Egine est également la capitale grecque de la pistache, on est donc rentré avec notre kilo en poche.
On est parti ce matin, de bonne heure et de bonne humeur, vers le Pirée (port d'Athènes) pour prendre le bateau (40 min de trajet). Arrivée au port d'Egine qui serait un des endroits les plus agréables de l'île.
Sur Egine il y a un lieu "à voir" c'est le temple d'Aphéa à 13km du port. On commence par là (car tous les lieux touristiques ne sont souvent ouverts que le matin). On trouve le bus et là on a assisté à un vrai quart d'heure grec. Le bus n'est pas franchement parti à l'heure prévue car ils attendent toujours pour voir si quelqu'un arrive au loin pour le prendre. Pendant ce temps là plusieurs personnes parlent très forts dans le bus pour exprimer leur mécontentement, assez comique! Mais il finit enfin par démarrer!
Arrivée au temple, perché sur une colline et isolé, il offre un joli panorama sur la mer en contrebas. Ce temple faisait partie du "triangle sacré", composé de monuments "proches de la perfection architecturale", il était particulièrement vénéré dans l'antiquité.
Après une bonne ballade et découverte du site on entreprend une marche pour retourner au port car les horaires de bus sont plutôt flous! Après 6km on retrouvera finalement un bus, cool!
Ensuite ballade dans le quartier du port pendant plusieurs heures, dégustations de slouvakis et patisseries grecs, miam!
Une bonne journée et on rentre avec quelques couleurs!!

Bonne semaine à tous (et bonne rentrée!!)

lundi 7 mars 2011

Il neige!

S'il y a bien quelque chose qu'on ne pensait pas voir à Athènes : c'est la neige.. et pourtant!
Si ça tient on prendra des photos..

dimanche 6 mars 2011

Rapport d'immersion Erasmus : Les vacances sont finies ! …Enfin presque...

Chacun de nous deux reprend un rythme. Marie a trouvé un boulot et commence pour de bon mardi (lundi est un jour férié ici) et je vais trois fois par semaine suivre des cours de grec. On s'amuse comme des gamins de cinq ans à lire tous les panneaux que l'on croise sur notre chemin. Ce n'est pas gagné mais on progresse. Je commence également à avoir du travail à réaliser pour la fac, même si je n'ai pas encore pu rencontrer tous mes profs et si ma liste de cours n'est pas fixée.
Hier, nous avons voulu profiter du temps un peu plus clément que celui de ces dernières semaines pour sortir d'Athènes et découvrir la campagne grecque. Le réveil était fixé à 9h mais aucun de nous deux ne l'a entendu. Résultat : debouts à 10h30. Le temps de se préparer et nous étions à midi à la (petite) gare d'Athènes. Direction Corinthe, une petite ville de 33000 habitants, à 80 km à l'ouest d'Athènes, à la limite entre le Péloponnèse et l'Attique. Une heure de train plus tard, nous débarquons, au milieu de nulle part, à 3 km du centre. Le dernier bus étant parti, nous prenons le taxi pour nous rendre en ville. Il y a quelque chose d'étrange à la périphérie des villes grecques. A côté de bâtiments flambants neufs, on peut en trouver d'autres qui ne sont pas achevés, comme si les ouvriers avaient commencé la construction à un endroit, s'étaient dit « Tiens ! Si on recommençait 50m plus loin ? » et l'avaient fait. Tout autour, des friches, des déchets, des transfos électriques. Rien qui ne donne envie en somme.
Nous arrivons donc au centre de Corinthe, par la rue centrale. Tous les 20m sont disposés des enceintes qui balancent de la musique festive. Des fanions ornent toute la rue et des vendeurs d'accessoires de déguisement se partagent l'espace disponible. Ce week-end, c'était carnaval. Et le moins que l'on puisse dire est qu'il s'agit d'une grande fête ici. Nous avons fait le tour des quelques rues commerçantes pour trouver de quoi manger (Grand Dieu, ces souvlakis!). Nous nous sommes installés près du port pour manger tranquillement pendant que derrière nous, la foule s'amassait sur les bords de la grande rue. Notre festin achevé, nous nous sommes postés comme tout le monde, à attendre le défilé. Les gamins étaient déchaînés et se donnaient à cœur joie de se poursuivre les uns les autres en s'aspergeant de mousse. Le soleil était au rendez-vous, ce qui nous a ravi au passage. Ce n'est qu'une heure plus tard que commença le défilé. Et quel défilé ! Il faut croire que toute la ville s'était donnée rendez-vous ce jour là. Groupés par thèmes, des coqs, des chefs, des sorcières nous passèrent sous le nez, accompagnés de quelques chars. Le tout a dû durer une bonne heure mais nous ne sommes pas restés jusqu'à la fin.
Nous sommes partis nous balader au port, qui, il faut bien l'avouer, n'a rien de très sexy. Une piste pour vélo et rollers fraîchement bitumée était tracée, jusqu'à un terrain de basket pas très vieux. Ce qui, à nouveau, est étrange est que ces éléments semblaient tout à fait neuf alors qu'autour, tout était en friche, même pas une parcelle de gazon qui aurait pu passer pour entretenue. Après avoir pris un café, nous nous mîmes en route, à pied, pour la gare.
De retour à Athènes, nous nous sommes rendus à Psiri pour prendre l'apéro avant d'aller manger au resto. Quatre euros la pinte, voilà qui fait plaisir au gosier. C'était la première fois que nous passions une soirée dans ce quartier. L'animation était au rendez-vous, la rue était bondée. A l'occasion du repas, nous avons goûté notre première bouteille de vin grec. Même si elle ne valait pas un bon Bordeaux, son arôme n'en était pas moins subtil. Après une autre pinte dans un bar du même quartier, nous sommes rentrés à dos de troll à 2h30, plutôt ravis de notre journée... et avec le sentiment d'être encore un peu en vacances finalement.

(Quelques photos de Corinthe à découvrir)

Un job!

3 semaines qu'on est là et hop c'est bon ça y est j'ai du boulot!

Cool car ça va nous mettre un peu "d'huile d'olive dans les épinards"... Et on va pouvoir davantage vadrouiller et trinquer à la Grèce!

Alors après avoir envoyé moulte mails à des assocs et instituts en tout genre.. Quelqu'un m'a appelée.. Hello Marie! (oh là là faut que je sorte mon meilleur english) donc agence de fille au pair plus ou moins...
Elle a plusieurs familles intéressées par une "French" mais d'abord il lui faut un Cv, une lettre de recommandation (Merci Thierry), une attestation de mon casier judiciaire vierge et un certificat médical!

Donc bon allez hop je prends rendez vous chez le médecin... et attention ça ne rigole pas en grèce... certificat oui mais d'abord je dois faire une radio des poumons (everything is all right) et une prise de sang... Et en prime je lui file 50 euros pour la consult, j'étais "jouasse" en sortant, y a pas intérêt à être trop souvent malade!!

Donc ça y est j'ai réuni tout le petit dossier! Une première famille me contacte, trop loin, il me faudrait une voiture! Deuxième... j'attend toujours le coup de fil! Et finalement un couple avec une petite fille de 2 ans. Et la maman parle très bien français(chic) car mon anglais étant plutôt approximatif ça va me permettre de comprendre les subtilités!

Rdv donc mercredi à 19h30 à Nea Erythraia au nord d'Athènes, mais facile d'accès depuis chez nous car sur notre ligne de métro.
Je découvre un quartier très très différent de ce que je connais d'Athènes.
J'avoue que je suis un peu "chocking" en arrivant, par la maison, les grands canapés,la propreté étincelante, les photos du mariage "parfait" sur la cheminée et la maman qui me dit qu'elle est très stricte. Alors on a discuté un peu j'ai rencontré la petite princesse. Et je suis repartie un peu désappointée en disant à Seb je vais essayer mais franchement je suis pas trop sur de mon coup!

Donc finalement premier jour vendredi, et verdict pas si mal! Pour le début je suis coachée par la grand mère un peu crazy mais fort sympathique. Et finalement je passe une très bonne journée, on se ballade, on occupe la miss et j'ai quand même du temps pour bouquiner pendant la sieste!! Et la maman rentre en fin d'après midi et s'avère finalement pas si stricte que ça.
Je ferai donc un nouveau bilan en fin de semaine et je dois négocier également pour bosser le moins possible quand on aura de la visite!

Suite au prochain épisode..

mardi 1 mars 2011

En ce moment sur le baladeur

Un peu de musique pour ce soir! Et pas n'importe laquelle puisqu'il s'agit de ce qui me passe dans les oreilles, à travers la tête en ce moment... Et c'est psyché, psyché et psyché!

- Psyché 'ricain:


- Psyché pop-progressive:


Oh yeah!
Allez, encore un p'tit pour la route, tellement c'est bon:

dimanche 27 février 2011

Où est le soleil?

Comme nous avait prévenu la météo, le temps n'a pas franchement été agréable cette dernière semaine. Après un bon gros orage, à en faire trembler toutes les antennes et paraboles des toits athéniens, on a eu le droit à plusieurs jours de pluie et ce week end à un bon froid de canard (genre 8°C). Les Messins doivent bien rigoler vu que c'est la température qu'on a eu cet été en Lorraine ;) Mais bon l'année dernière on avait eu une semaine de folie, donc on ne s'attendait pas vraiment à ça, c'est pourquoi Seb a laissé son manteau d'hiver en France et que moi (on ne rigole pas les copines) je voulais absolument acheter des sandales avant de partir!

Bref hormis ces considérations météorologiques tout va bien. Notre vie à Athènes se poursuit tranquillement et sans cafard(s)!! Comme on attend le soleil pour aller voir du pays on a continué à traquer les rues athéniennes.
Seb a eu son premier cour de Grec vendredi, il aura 9h par semaine avec évaluation au bout. Il me transmet son savoir (un peu maigre pour l'instant) et on a donc l'impression d'être dans la peau d'un élève de CP qui entre dans la lecture et s'amuse à lire tout ce qui lui tombe sous la main.
Ce week end c'était la première session du carnaval. Mais on va bientôt le classer dans la liste des saint Graal avec les plans de bus et photomatons puisqu'on a rien vu du tout! Mais 2ème session la semaine prochaine et on compte bien arranger les choses en se levant plus tôt.
Aujourd'hui on est allé faire un tour au Pirée (le port d'Athènes) qui nous était encore inconnu. Comme on avait oublié notre (incontournable) guide du routard on s'est retrouvé à la sortie du métro face au port d'où partent tous les ferrys desservant les îles. Le froid et la faim qui nous tiraillait franchement l'estomac, ne nous ont pas rendu très positifs face à un paysage plutôt grisâtre et industriel. Après un bon quart d'heure de marche, on a fait demi tour car l'opportunité de nous poser dans un endroit sympa semblait plutôt impossible. D'après nos renseignements postérieurs on aurait du continuer pour trouver le second port - la marina - à l'opposé du premier.
On s'emparera donc du prochain rayon de soleil pour cette nouvelle conquête de la banlieue athénienne et pour s'arrêter sur une des plages aperçues dans le tram!

Sur ce nous vous souhaitons à tous une bonne semaine (καλή εβδομάδα), de vacances pour les uns et de dure labeur pour les autres..

mercredi 23 février 2011

Au pays des rencontres...


Voilà qui est fait : l'inscription est terminée, les cours choisis et tous les papiers signés. Les cours commencent lundi et seront donnés... En grec ! Autant vous dire tout de suite que mon niveau ne suit pas, aussi, d'après ma coordinatrice, j'aurai des dossiers ou mini-mémoires à rendre pour mon évaluation. Ce qui est gênant, c'est que je ne suivrai pas les cours et que donc j'aurai peu d'occasions de rencontrer mes collègues futurs psychologues grecs. En attendant je tente de contacter une fille autrichienne, Erasmus elle aussi, qui est également inscrite en psychologie, histoire d'échanger un peu en english avec quelqu'un.
Pour nos amis psychologues, j'ai également trouvé un demi-stage de 40h au total, auprès d'une psychologue... comportementaliste (j'entends d'ici vos « ouh ! » plein de haine). Dieu merci, elle est francophone et intervient au lycée français d'Athènes. Après un échange de mails au service des stages d'Angers, il paraît que je dois récupérer ma convention ici même, ce qui, à mon avis, ne va pas être simple. J'aurai peut-être ma petite revanche lorsque j'aurai le plaisir d'envoyer une convention rédigée en grec à Angers, j'imagine d'ici leur tête... Héhé !
Quant à Marie, elle a besoin d'un certificat médical pour pouvoir travailler. Nous nous sommes donc rendus chez un médecin francophone dont le cabinet se trouve à Kolonaki, le quartier chic d'Athènes. Combien vous dois-je pour la consultation ? 50 euros... Ah oui, quand même !

Aujourd'hui, jour de grève générale, nous sommes sortis pour nous balader dans un parc pas loin de la place Victoria. A peine avions-nous marché cent mètres que nous fûmes interpelés en grec par un type qui n'avait rien d'un gars méchant. Il recommence son speech en anglais. Il est étudiant en cinéma et cherche des personnes pour figurer dans un projet de roman-photo. Avons-nous le temps ? Rien ne presse donc on accepte volontiers. Lui, c'est Dimitris, voici Alex, Georges et une fille, qui parle un peu français, dont j'ai oublié le prénom. L'idée est qu'il y a un type mort, allongé sur le sol et que quelques personnes s'arrêtent autour de lui. Quelqu'un appelle les secours et un docteur intervient. Après le constat du décès, le médecin pose un drap sur le corps du défunt et nous invite tous à prier. Ensuite, prenant la pose d'un magicien le médecin soulève le drap et hop ! Des pigeons qui s'envolent. Bon, je sais, ca ne paraît pas palpitant mais on s'est bien poilé. Les passants s'arrêtaient, interloqués, certains demandant même si nous avions besoin d'aide. On passa une bonne heure à poser de différentes façons avant que la séance ne prenne fin. (voir la photo témoignant la "scene du crime")
Gentiment, Dimitris nous a proposé de nous offrir un café en guise de remerciement. Nous avons accepté et nous sommes allés prendre un verre dans un bar de la place Victoria. Il nous montre au passage certains bâtiments remarquables et surtout l'unique horloge de tout Athènes. Et oui, selon lui, il n'y a qu'un seul immeuble sur lequel est installée une horloge... Voilà peut-être la raison pour laquelle les grecs ne sont pas à l'heure;-) Il paraît plutôt cultivé. Il adore la France et aurait voulut y vivre sous Léon Blum ou en mai 68.
Bien installés autour de la table nous discutons, de la Grèce, de la France, de l'Europe, on compare. Ici, les gens ne respectent pas la loi nous dit-il et cela semble vraiment l'énerver. L'Europe ? C'est un sujet qui a l'air très discuté par ici. Les gens que nous avons pu rencontrer ne semblent plus y croire, en tout cas sous sa forme actuelle, économique et financière. Pourtant, ils espèrent beaucoup, mais pas cette Europe justement, une Europe humaine et lorsque je leur parle de sentiment européen chez les jeunes, ils sont d'accords, une certaine Europe existe de facto, au-delà du libre échange, qui s'accompagne d'une sorte de double identité : Européen et grec, européen et français. Bref, nous échangeons et cela est très enrichissant. On se rend compte qu'ailleurs, c'est toujours mieux, d'où que l'on vienne.
Nous nous quittons avec de larges sourires, d'aimables remerciements et l'espoir, si le destin le souhaite ainsi, de nous croiser à un coin de rue ou bien à une soirée. Des rencontres comme celles-là, vraies, directes, humaines tout simplement, on en reprendrait bien un peu chaque jour.

dimanche 20 février 2011

Athènes

Rassurez vous notre premier vrai week-end athénien n'a pas (uniquement) consisté à chasser le cafard!!

On a découvert de nouveaux visages de la capitale Grecque... Alors oui on en a plein les jambes de crapahuter de rue en rue, de quartier en quartier mais on a le sourire!

Athènes c'est une nouvelle ambiance à chaque coin de rue. En effet tour à tour on peut passer du quartier classe, glauque, branché, boisé, vivant, désert, underground et j'en passe... Les photos pourront témoigner!

Le soleil n'était pas présent ce week end... mais on compte bien compléter ce nouvel album plus tard!

samedi 19 février 2011

Au pays des cafards...

Bien bien bien... La journée avait si bien commencé! Le petit déj' était passé lorsque, confortablement installé dans le canapé, j'entendis un cri d'horreur provenant de la cuisine. Je sors de ma torpeur pour voler au secours de ma bien-aimée pétrifiée (eh oui, j'ai bien suivi vos recommandations, j'en prends soin...). Que vois-je? Trois bébettes à carapace et longues antennes crapahutant dans le tiroir. On ne les avait pas invitées mais elles semblaient tout de même très à l'aise. Et oui, vous l'aurez deviné, il s'agissait du meilleur ami de l'homme après sa carte bleue: un cafard. Irrésistible colocataire dont la visite imprévue fait sauter de joie ces fières demoiselles.

Résultat: on évacue les intrus et on se retape une heure de ménage dans la cuisine pour être sûr de ne pas inviter ses amis à s'installer. Au passage, on découvre une ancienne mine: pas loin d'une dizaine de bouteilles de bières vides, heureusement refermées, au fond d'un placard. On déplace le four, les frigos (ouais, je sais, il y en a deux dont un vide, va savoir pourquoi) et on récure tout. Marie glane quelques informations sur la toile, on met au point quelques stratégies si la méthode diplomatique échoue: glu avec de la farine et autres recettes à mémé. Après une bonne douche, nous sortons, priant le ciel et toute autre force surnaturelle que cet incident ne se reproduise pas.

Quelques heures plus tard, à notre retour, notre premier geste est d'examiner le fameux tiroir... Horreur! Un gros fa-fard et ses trois petits! Aurions-nous sacrifié un enfant fa-fard que sa mère tenterait désespérément de retrouver? Grâce à mon incroyable dextérité (aïe ma cheville), je noie les trois petits (héhé... la sélection naturelle, les plus faibles partent en premier) mais la mère m'échappe... Ouh tu vas voir c'que tu vas voir! Armé d'un magnifique gant en latex, je fais une fouille corporelle au lavabo pour m'apercevoir qu'il y a un espace entre la faïence et le mur, un espace qui doit être perçu par nos amis fa-fards comme un grand couloir vers la liberté. Néni! J'impose un contrôle aux frontières à l'aide d'une bombe prévue à cet effet... Quelques secondes auront suffit à faire sortir maman fa-fard de sa tanière, titubant sur le carrelage pour finalement s'immobiliser. Au moins la bombe est efficace!

Et depuis, force est de constater que la diplomatie a échouée et que la guerre est déclarée. Et je peux vous assurer qu'il n'y aura pas de quartier (ce cher Led Zep)! Il en sort un à peu près toutes les cinq minutes, me permettant au passage d'aiguiser et de diversifier mes techniques de chasse... Pour l'instant 8 ou 9 de nos amis fa-fards sont portés disparus, j'ose penser qu'ils ne manqueront à personne, n'est-ce pas?

Marie et Seb

Rapport d'immersion Erasmus : Jour 4.

Aujourd'hui, c'était premier contact avec la fac. Suivez le guide. Première étape : s'assurer de prendre le bus avant le début des grèves, ceci est très important parce qu'après, c'est le marathon. Direction l'arrêt le plus proche, cinq minutes d'attente et voilà le 608 à l'horizon. Blindé, comme souvent. J'ose à peine imaginer ce que ce sera lorsqu'il fera 30° à l'ombre... On traverse ce côté-ci de la ville, jusqu'au centre, jusqu'au quartier très chic et plein de flics des ambassades. Là le bus se vide, la population change. Fini les braves travailleurs, place aux grandes marques. On file direction Zografou, la banlieue Est d'Athènes. L'environnement change aussi. Plus de verdure, l'air y semble plus sain et on grimpe, on grimpe sur les hauteurs, la vue se dégage, laissant apparaître ces paysages si propres à la Grèce.
Trois quarts d'heure plus tard, terminus au campus, enfin aux portes du campus. Première impression : le site est chouette, très chouette. Situé au sommet d'un mont, la vue est dégagée tout autour, on fait face au mont Lycabette (pour ceux qui veulent voir à quoi cela ressemble, je n'ai qu'un conseil : google est ton ami!), on aperçoit toute l'étendue de la ville et au loin... La mer ! Autour des bâtiments, un immense parc sauvage parsemé d'arbres dont j'ignore le nom. C'est sûr, ca donne envie de squatter. A priori, on envie les étudiants grecs, ca paraît toujours plus sympa que Belle-Beille et ses tours.
Je tourne un peu le temps de trouver l'école de philosophie, la fac à laquelle je suis rattaché. Ca grimpe ! J'aurai mieux fait d'attendre un peu avant d'allumer une clope. Il fait chaud (20°), les étudiants semblent décontractés et je dirais à priori qu'il faut faire partie de la classe moyenne supérieure pour espérer étudier un jour (je sais, les apparences sont trompeuses, mais quand même). Je trouve finalement le bon bâtiment et j'entre par une petite porte à l'arrière. Le contraste est fort avec l'extérieur. L'immeuble est immense, mais vide, rien, nada... On entend l'écho des étudiants trois étages plus bas et cela résonne sur des murs rouges brique, nus. Dans la cour intérieure sont suspendus des centaines d'affiches anarchistes, donnant à l'ensemble un air de squat. En un mot : glauque.
Je me dirige au radar vers les voix que j'entends résonner, je cherche le secrétariat. Rien ne me facilite la tâche : tout est écrit en grec, l'immeuble semble avoir été construit comme un labyrinthe. J'arrive finalement au rez-de-chaussé, là où se trouvent les étudiants. Je me renseigne, deux étudiants ne parlent pas anglais, nouvelle tentative et lui me répond : peut-être au troisième, par là, en haut des escaliers. OK. J'avance, je monte jusqu'à ce qui pourrait ressembler à ce que je cherche. Je fais la queue, croisant les doigts pour que ce soit le bon bureau (mon niveau de grec ne m'aide pas vraiment à identifier le lieu où je me trouve). Lorsque mon tour vient, je tente l'anglais. La fille ne comprend rien, alors « Erasmus ». Bingo ! Elle me regarde et répond : « Erasmus ? » Je fais oui de la tête. Elle me fait rentrer dans un bureau, me redemande « Erasmus ? » Trois fois oui, je vais pas changer d'avis ! Au bout de dix minutes se pointe la seule personne du bureau qui parle un peu anglais. On commence la paperasse... et devinez quoi ? C'est encore le bordel, trois bureaux et trois personnes me sont affectés, je me demande : « Ont-ils jamais vu un étudiant étranger ? » Je n'en ai pas l'impression. Un petit réconfort, j'ai droit à un grand sourire à chaque fois qu'une étudiante entre dans le bureau, l'attrait de l'exotisme certainement... Je ressors une heure plus tard avec des papiers, un autre bureau à aller voir à l'autre bout de la ville et aucune information si ce n'est l'adresse mail de ma coordinatrice. On progresse, même si c'est à petits pas... Bientôt je saurais peut-être quand les cours commencent. En attendant, c'est toujours un peu les vacances.
Mercredi soir, à la soirée Erasmus, j'ai revu « Miss psychology » (j'ignore son nom). Elle devrait être avec moi en psychologie et paraissait désemparée : aucune information, si ce n'est que les cours seront en grec et toujours pas de liste de cours... Elle me dit : « Je peux écrire en français, espagnol, allemand et anglais, mais pas en grec ! » Ah ouais... On se sent tout à fait nul en langues face à tous ces multilingues...
Rendez-vous mardi pour la suite...

vendredi 18 février 2011

2ème soirée Erasmus

Mercredi matin, Seb devait aller s’inscrire à la fac. Disons qu’entre les grèves de bus et les horaires du secrétariat c’était le 1er moment possible… mais il a fait « sa Marie » il est parti et revenu au bout d’une demi heure car il avait oublié ses photos d’identité. Du coup c’était plus possible d’aller à la fac comme la grève commençait à 11h !

Tant pis ce sera pour vendredi et moi j’étais contente de passer la journée avec lui du coup !

Il m’a donc accompagnée dans ma virée au consulat ! Là on a attendu une bonne demi-heure. Puis j’ai demandé à la nana quelles étaient les démarches à faire pour officialiser notre appart et un éventuel futur job.
Elle m’a alors regardée avec un grand sourire, genre : « no stress, on est à Athènes!! »Ce n’est pas nécessaire de nous « déclarer » habitant en Grèce sauf si on le désire. Et pour le job si j’en trouve un c’est mon employeur qui me dirigera vers les autorités compétentes.

Finalement on s’est donc baladé autour du jardin national et de la place centrale d’Athènes « Syndagma ».

En fin d’après-midi, on avait rendez-vous avec « Magda » la marraine Erasmus de Seb. On l’a donc retrouvée près du centre pour un petit café ! Très sympa elle parle parfaitement français ce qui fait du bien car il est plus facile d’avoir une vraie conversation. Elle a fait un Erasmus à Tours l’année dernière. Au bout d’un semestre en France elle est quasi bilingue, je doute que ce soit la même chose pour nous dans 5 mois ;) On a donc bavardé pendant 1h1/2 et on sera certainement amené à se revoir prochainement autour d’un verre puisqu’on a enfin trouvé quelqu’un qui aime notre petit quartier fétiche « Exarchia ! »

Ensuite 2ème soirée Erasmus. On se retrouve tous à l’arrêt de métro : Puis direction la « Taberna »… Un long escalier tout en colimaçon et on arrive dans une salle avec plein de tables. On s’installe à une table où il reste de la place. Une italienne à ma droite et on retrouve une autrichienne rencontrée le 1er soir « Anna ». Ce soir c’est dégustation de plats grecs, musiques et danses traditionnelles « le fameux sirtaki » Hormis l’ambiance un peu « club med » dont je ne raffole pas c’était plutôt sympa !

mardi 15 février 2011

Rapport d'immersion Erasmus: Jour 1.

Arrivée à 10h pétante devant le bâtiment principal de l'université d'Athènes : plutôt classe, entrée avec grandes colonnes couleur crème, donnant sur une petite place squattée par quelques sans papiers. Première question : que font tous ces gens avec des fleurs à la main qui attendent sur le perron ? Est-ce bien ici ? Une fille avec écrit en gros caractères « ERASMUS » me confirme que c'est bien le lieu de rendez-vous, m'invite à ma rendre dans la cour voir la prochaine fille portant le même t-shirt qui m'indiquera un couloir, et ainsi de suite jusqu'à l'auditorium. Je le demande, quand même, pour l'histoire des fleurs, réponse : c'est une remise de diplômes... Curieux, ca ressemblait plus à un enterrement...
Bon, j'entre donc dans l'auditorium et la première langue que j'entends est le français, comme à la maison. L'ambiance est feutrée, quelques-uns semblent être venus en groupe, d'autres s'isolent dans une rangée, les regards se croisent, se jaugent. Je me place tout en haut, histoire d'avoir une vue d'ensemble.
La responsable des relations internationales d'Athènes monte sur l'estrade, commence son speech en anglais : « Bienvenue, on vous souhaite de réussir, de passer de bon moments, etc. etc. » Ouf ! J'ai tout compris, almost bilingual ! Tout le monde applaudit, puis bis, mais cette fois en français. Tout le monde applaudit, puis ter, en allemand. On s'arrête là, les autres devraient avoir compris l'idée. On nous invite ensuite à se lever, pays par pays pour descendre chercher notre certificat d'inscription, accompagné d'un kit de survie grec : un sac bandoulière de l'université avec à l'intérieur : un guide de Grèce (pour compléter notre collection:-) ), une carte d'Athènes, de la Grèce et grand Dieu ! Une carte des transports en communs, un Saint Graal que nous avions cherché tout le week-end sans pouvoir mettre la main dessus. S'y trouvait également un cahier spiralé plutôt classe et quelques papiers administratifs. Côté informations : nada, si tu veux en savoir plus, faut te diriger vers ta fac, là ils te renseigneront. Au passage, faut pas manquer la plage horaire : secrétariats ouverts un jour sur deux de 11 à 14h. J'irai donc y faire un tour mercredi.
Les personnes de l'association erasmus d'Athènes nous attendent à la sortie, nous proposent une carte d'adhérent et toute une semaine de soirées pour se connaître les uns les autres. Chacun se pose où il peut pour remplir la fiche de renseignements, j'engage la conversation avec ma voisine, qui se révèle être française. D'où viens-tu ? Angers. Toi aussi ? Yep, de Belle-Beille. Moi aussi ! Le monde est décidément très petit. Elle s'appelle Agathe. Il se trouve qu'Agathe n'a pas d'argent sur elle pour la carte, moi je n'ai pas de photo d'identité (on a cherché un photomaton tout le week-end, sans succès, après enquête, il devrait en rester un quelque part dans Athènes... Légende urbaine que personne n'a pu confirmer). Une autre française n'a pas non plus de photo. Résultat : on part à trois en expédition, une cherche un distributeur, les deux autres une boutique de photos.
On sort et on trouve notre boutique à 50 mètres. « Is it possible to take pictures ? » Le type nous regarde, on sent quelque chose pédaler dans sa tête et puis non, rien ne sort. Quelques mîmes plus tard, ils nous fait un signe de la tête : oui. « How much ? » Mîme de l'argent et réponse : 20 euros les 5. Rien que ça ? Agathe nous propose d'aller voir à Omonia, là où elle a fait faire ses photos, il paraît que c'est moins cher. On se rend donc à Omonia, on discute en route. Agathe est en lettres modernes, elle va suivre des cours donnés en français. L'autre fille, Orlane, est en droit et a des cafards dans sa coloc, elle déménage aujourd'hui. On arrive dans la boutique, 6 euros les 8 photos, plutôt intéressant donc yep, on y va. La vendeuse tire un store blanc en plein milieu, sort un trépier, un appareil photo numérique. Au final ça rend bien. On retourne à l'université faire nos cartes avant de nous séparer. Je rentre à l'appart rejoindre Marie.

Nous n'avons pas encore terminé de manger que Michel, notre proprio se pointe. Quelqu'un doit venir installer internet dans l'après-midi, il s'installe, comme gêné, comme si nous étions réellement chez nous, ce qui nous surprend mais nous satisfait en même temps. La conversation commence banalement, sur le temps qu'il fait, les grèves prévues (pas du tout de transport en commun aujourd'hui). On enchaîne ensuite sur la Grèce, l'Europe. Ça semble être vraiment la merde ici, plus de boulot, et tout augmente sauf les salaires. Un petit exemple : début février, le prix des transports a augmenté, le ticket semaine est passé de 10 à 14 euros, d'un coup, et c'est la même chose pour l'électricité, le pétrole, la bouffe, les clopes, etc. L'Europe est-elle en échec ? Me demande-t-il. D'un côté, indéniablement, le seul côté que l'on a construit : l'édifice économique. Reste, j'espère, un sentiment européen qui est partagé par les peuples, sinon oui, l'Europe est foutue. Ici ce n'est pas l'extrême droite qui flambe aux élections, mais l'abstention, la solidarité, selon Michel, est en voie de disparition. A l'heure où chacun voit ses problèmes enfler, ceux des autres peuvent paraître superflus, et voilà comment monte un individualisme primaire qui, au final, ne rend service à personne. La seule issue semble être un soulèvement populaire, mais il paraît que le gouvernement a trouvé la parade : si le pays est en faillite, ce n'est pas la faute à une mauvaise gestion mais aux citoyens qui refuseraient de payer les impôts, les médias relaient le message et une bonne partie de la population se sentirait responsable, elle culpabilise et n'ose donc plus manifester son mécontentement. Pour résumer, c'est bien la merde et c'est pas près de s'améliorer.

Le soir, ce fut la première soirée erasmus organisée par l'ESN Kappa. Descente à la station de métro Monastiraki, en plein centre. Un groupe attend. On suit le mouvement jusqu'à un bar pas loin où la salle du premier a été spécialement réservée. Marie et moi nous installons en bout de table, à côté d'un groupe de français qui « ne donnent pas spécialement envie ». Nous nous sentons un peu seuls, personne ne s'assoit en face de nous. Finalement nous nous faisons délocaliser à l'autre bout de la salle, pour compléter une table de quatre, ce qui ne sera pas plus mal puisque nous nous sentons vite à l'aise avec nos voisins : une allemande qui est ici depuis le début de l'année et un groupe de quatre autrichiens fraîchement arrivés. Au menu de la soirée : un litre de rakomélo, une boisson alcoolisée typiquement grecque qui se boit chaude. C'est sucré, c'est doux et ca cogne le cervelet. Cela ressemble un peu au chouchen de nos amis bretons, en plus fort. L'allemande en face de moi enchaîne, nous ressert, se ressert, et ya mas ! (Et oui, on a enfin appris à trinquer à la grecque!) La salle s'enfume, les langues se délient et l'anglais est dans toutes les bouches, c'est la première épreuve. On nous sert un peu de bouffe : tomates, concombre, féta, mousse et bien-sur... de la barbaque ! Agneau grillé, boulettes de viandes, saucisses... Dieu que c'est bon ! Et pour rincer le gosier, ya'mas ! Un ch'ti vers de Rokamelo va ! Nous partons vers minuit, lorsque les cruches sont vides, alors que la soirée se transforme lentement mais surement en orgie. Ça hurle à tout va, chacun se lève. Ce soir, c'est également la soirée de départ des erasmus du premier semestre. Nous autres débutants leur laissons la place pour leur dernière danse. De toute manière, on ne se comprend plus, trop de bruit et pas assez de maîtrise en anglais pour décoder son interlocuteur... On marche légèrement ivre, heureux d'être là, remontant vers Syndagma pour prendre le trolley de nuit. Même à cette heure, il y a du monde, de la vie, du bordel, un joyeux bordel.

Sans que l'on sache pourquoi, le troll s'arrête entre deux arrêts pour nous laisser descendre, c'est un peu ça Athènes : beaucoup d'imprévus, un monde qui ne répond à aucune logique, un monde bouillonnant. Nous rentrons lessivés, satisfaits de notre grosse journée avec beaucoup de choses à écrire le lendemain...

Marie et Seb

dimanche 13 février 2011

En direct d'Athènes

Coucou tout le monde,

Petit débriefing à J+1. Hier soir complètement crevés alors on s’est contenté de télécharger quelques photos.
Notre voyage s’est très bien passé. L’avion décollait à 6h30 et on était à deux pas de l’aéroport. (merci Papa Blondeau) donc nickel. Pas de turbulence, et malgré les grèves annoncées un métro nous attendait pour nous emmener de l’aéroport à notre nouveau chez nous.
C’est donc chacun bien callés entre nos deux sacs à dos respectifs qu’on est sorti à « Kato Patisia », l’arrêt de métro le plus proche, le sourire aux lèvres. On a été confronté à l’esprit grec tout de suite : au bout de 2 secondes avec le nez en l’air et un plan dans les mains, on s’est fait à plusieurs reprises proposer de l’aide.
Malheureusement on a été un peu refroidi à la descente du métro par l’homme qui nous a indiqué le chemin. En effet il nous a dit « la Grèce n’a plus de gouvernement, faites attention, il n’y a plus de police vous pouvez vous faire voler vos affaires à tout moment. » Mais bon on a gardé le sourire !
On a trouvé l’appart sans souci. Immeuble sympathique, appart grand et clair. Le seul bémol étant l’état de propreté… Et dieu c’est qu’on n’est pas maniaque ! Mais là c’était une vraie porcherie…. Mais no comment on a pris les seaux, éponges et huile de coude. Ce n’était pas franchement ce qu’on attendait après une journée de voyage et peu de sommeil mais une fois la mission accomplie on se sentait chez nous.
Ce matin, le soleil brillait toujours autant quand on s’est réveillé. Réveil et petit déjeuner en douceur. Il fallait attendre l’électricien (pour la prise téléphone) entre 12h30 et 13h. Mais en Grèce on est loin du quart d’heure angevin il est donc arrivé à 14h !!
Puis reste de la journée on a joué nos touristes. On a déambulé plusieurs heures dans les rues Athéniennes dégustant quelques petites pâtisseries grecques.
Puis apéro à Exarchia notre quartier fétiche de l’an passé. Le bilan de la journée est donc très positif, on a repris nos marques… On constate effectivement que la vie est plus chère qu’il y a plus de misère et pas mal de manifs à droite à gauche. Mais on a bien retrouvé l’Athènes de nos souvenirs avec ses trottoirs abimés ;-), ses gens souriants, ses fous du volants mais personne pour voler toutes nos affaires ! (ouf !!)
A très vite,
Marie et Seb

jeudi 3 février 2011

J-8

Départ dans 8 jours... On est tous les deux officiellement en vacances!!

La tournée des "aurevoir" est donc entamée! Angers, Mamers, Tours, Paris...

On vit comme de vrais nomades... Il va falloir s'organiser pour boucler nos sacs à dos!

A très vite...

Marie et Seb