Bien bien bien... La journée avait si bien commencé! Le petit déj' était passé lorsque, confortablement installé dans le canapé, j'entendis un cri d'horreur provenant de la cuisine. Je sors de ma torpeur pour voler au secours de ma bien-aimée pétrifiée (eh oui, j'ai bien suivi vos recommandations, j'en prends soin...). Que vois-je? Trois bébettes à carapace et longues antennes crapahutant dans le tiroir. On ne les avait pas invitées mais elles semblaient tout de même très à l'aise. Et oui, vous l'aurez deviné, il s'agissait du meilleur ami de l'homme après sa carte bleue: un cafard. Irrésistible colocataire dont la visite imprévue fait sauter de joie ces fières demoiselles.
Résultat: on évacue les intrus et on se retape une heure de ménage dans la cuisine pour être sûr de ne pas inviter ses amis à s'installer. Au passage, on découvre une ancienne mine: pas loin d'une dizaine de bouteilles de bières vides, heureusement refermées, au fond d'un placard. On déplace le four, les frigos (ouais, je sais, il y en a deux dont un vide, va savoir pourquoi) et on récure tout. Marie glane quelques informations sur la toile, on met au point quelques stratégies si la méthode diplomatique échoue: glu avec de la farine et autres recettes à mémé. Après une bonne douche, nous sortons, priant le ciel et toute autre force surnaturelle que cet incident ne se reproduise pas.
Quelques heures plus tard, à notre retour, notre premier geste est d'examiner le fameux tiroir... Horreur! Un gros fa-fard et ses trois petits! Aurions-nous sacrifié un enfant fa-fard que sa mère tenterait désespérément de retrouver? Grâce à mon incroyable dextérité (aïe ma cheville), je noie les trois petits (héhé... la sélection naturelle, les plus faibles partent en premier) mais la mère m'échappe... Ouh tu vas voir c'que tu vas voir! Armé d'un magnifique gant en latex, je fais une fouille corporelle au lavabo pour m'apercevoir qu'il y a un espace entre la faïence et le mur, un espace qui doit être perçu par nos amis fa-fards comme un grand couloir vers la liberté. Néni! J'impose un contrôle aux frontières à l'aide d'une bombe prévue à cet effet... Quelques secondes auront suffit à faire sortir maman fa-fard de sa tanière, titubant sur le carrelage pour finalement s'immobiliser. Au moins la bombe est efficace!
Et depuis, force est de constater que la diplomatie a échouée et que la guerre est déclarée. Et je peux vous assurer qu'il n'y aura pas de quartier (ce cher Led Zep)! Il en sort un à peu près toutes les cinq minutes, me permettant au passage d'aiguiser et de diversifier mes techniques de chasse... Pour l'instant 8 ou 9 de nos amis fa-fards sont portés disparus, j'ose penser qu'ils ne manqueront à personne, n'est-ce pas?
Marie et Seb
Ouaf faudrait peut-être les envoyer par la poste à la faculté des sciences( si tu veux je demanderais à Ulysse!), à ce qui paraît cette fac va déposer le bilan suite à la pénurie de blatte, pauvres étudiants qui ne peuvent plus étudier, tu pourrais te faire un max de blé! Et oui l'intérêt se trouve partout, même chez les insectes!:)
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